lever les freins et répondre aux idées reçues sur le dépistage
Malgré les efforts des professionnels, de nombreuses idées reçues persistent autour du dépistage. Certains redoutent la douleur des examens, d’autres craignent un résultat positif et préfèrent éviter la démarche. Il existe aussi des croyances erronées selon lesquelles « si on ne ressent rien, tout va bien » ou encore « le cancer est toujours une fatalité ». Ces perceptions peuvent retarder la détection et compromettre les chances de traitement précoce.
Pourtant, le dépistage est conçu pour être simple, rapide et indolore dans la grande majorité des cas. Une mammographie dure quelques minutes et, bien réalisée, elle provoque tout au plus un léger inconfort. Quant au test colorectal, il s’effectue à domicile, en toute intimité, sans gêne particulière. Les résultats sont communiqués rapidement et, en cas d’anomalie, une prise en charge rapide est organisée.
Un autre frein est la peur de « savoir », qui peut être très forte psychologiquement. Pourtant, attendre ne fait qu’aggraver les risques. Détecter tôt, c’est se donner la possibilité de traitements moins lourds, d’un meilleur confort de vie et, dans de nombreux cas, de guérison. C’est ce message que nous portons au quotidien : agir tôt, c’est sauver des vies.
Les campagnes d’information, les interventions dans les communes et les partenariats avec les acteurs de santé locale visent à répondre à ces appréhensions, en expliquant le déroulement des examens et en mettant à disposition des ressources fiables, validées par des experts médicaux.